J.S. BACH Keyboard Works — Bach and the clavichord

cd21

Sonate en ré mineur BWV 964, Préludes BWV 939, 940, 941, 942, 943, 999, Concerto en ré majeur BWV 972, Toccata en mi mineur BWV 914, Partita en mi majeur  BWV 1006. Passacaille 970-2011

 

Cet enregistrement est une bonne publicité pour ce que le clavicorde peut réaliser dans la musique de Bach, particulièrement dans son arrangement du concerto en ré majeur de Vivaldi et dans la partita pour violon en mi majeur. Les effets d’échos sont utilisés avec bonheur et l’on est surpris par le large éventail de couleurs. Marville joue avec confiance et instinct et son articulation est excellente. Elle joue une copie Hubert de Thomas Steiner et la qualité de l’enregistrement est admirable, apportant aussi bien éclat que profondeur au son.

N. O’Regan, Early Music Review, juin 2012

 

 

« Le clavicorde était son instrument favori ». Forkel est catégorique, et pourtant les enregistrements de Bach au clavicorde arrivent toujours au compte-goutte, un demi-siècle après le Clavier bien tempéré de Kirkpatrick (DG). L’instrument serait-il trop intime pour restituer la densité polyphonique et la projection orchestrale d’une telle musique ? C’est exactement le contraire qui frappe dans le récital de Jovanka Marville : sa large palette dynamique doublée de plans sonores très nets (aucun halo) met en pleine lumière les jeux concertants du BWV 972 d’après Vivaldi.

Forkel encore : « Bach ne pensait pas qu’il fût possible d’obtenir d’un clavecin une aussi grande variété dans la gradation des sons ». Marville confirme, et dose les progressions dramatiques avec tact dans le récitatif central de la Toccata en mi mineur, regardant toujours loin devant. Elle sait aussi faire chanter le clavicorde, soutenir la longue phrase malgré l’extinction rapide des notes : le Larghetto du BWV 972 dit assez sa maîtrise sur ce terrain (elle n’hésite pas à orner copieusement, et ingénieusement, d’autres mouvements lents) …

G. Naulleau, Diapason, été 2012

 

Écoutez un extrait:

Präludium BWV 939

Präludium BWV 940