«O Mozart, immortel Mozart…»

Jovanka Marville, pianoforte
Florence Malgoire, violon

Vers 1770, la vogue des sonates pour clavecin – ou pianoforte – et violon fait fureur. Le violon s’y trouve encore sous l’hégémonie du clavier, parfois même il est indiqué « ad libitum ». Si le violon, qui n’a plus rien à envier au pianoforte, prend son essor et son indépendance dans les oeuvres de Mozart et Schubert, celles-ci sont encore intitulées traditionnellement « Sonates pour le pianoforte avec l’accompagnement d’un violon ».

 

L’influence mozartienne se ressent fréquemment dans la musique de Schubert et notamment dans ses sonates composées à l’âge de 19 ans. On a souvent parlé de la parenté artistique des deux compositeurs, de leur poésie simple et en même temps tragique, de leur facilité mélodique. L’admiration de Schubert se retrouve dans ces propos :  » O Mozart, immortel Mozart, combien, ô combien, de bienfaisantes impressions en vue d’une vie meilleure et plus lumineuse, as-tu déposées en nos âmes ! »

 

W.A. Mozart

1756-1791

Sonate en sol majeur KV 301

Allegro con spirito, Allegro

 

F. Schubert

1797-1828

Sonatine en sol mineur

Allegro giusto, Andante, Menuetto, Allegro moderato                   

 

W.A. Mozart

Sonate en mi mineur KV 304

Allegro, Tempo di Menuetto 

 

F. Schubert

Sonatine en ré majeur

Allegro molto, Andante, Allegro vivace