Variations du Fitzwilliam Virginal Book

Virginal et clavecin

Au XVIIe siècle, au Nord de l’Europe, le virginal flamand ou muselaar était très répandu, voire populaire; on le trouvait partout, jusque chez le barbier par exemple, alors que le clavecin faisait figure d’instrument plus luxueux. Ainsi, ce témoignage tiré du journal de Samuel Pepys en 1666, lors du grand incendie de Londres :

 

« 2 septembre (jour du Seigneur) : … J’assistai à des scènes lamentables. Les gens tentaient de sauver leurs biens, les lançaient sur les quais ou les entassaient dans des barques sur la Tamise… Je vis que le feu faisait rage dans toutes les directions et que personne n’essayait de l’éteindre. Les gens ne pensaient qu’à mettre leurs affaires à l’abri et laissaient ensuite brûler les maisons… La rivière était encombrée de barques chargées de matériel et des objets de valeur flottaient sur l’eau. Je remarquai que, dans une barque sur trois au moins, on distinguait un virginal parmi le mobilier… »

 

On ne connaît pas l’origine du mot virginal : certains prétendaient à l’époque que cet instrument convenait particulièrement bien aux jeunes filles; il est vrai que plusieurs tableaux de Vermeer en donnent d’émouvantes représentations. On pense parfois au mot latin « virga » signifiant le « sautereau » (lame de bois garnie d’un morceau de plume qui fait sonner la corde du clavecin).

 

L’instrument produit un son moëlleux grâce à sa caisse épaisse en peuplier et aux cordes pincées en leur milieu.

 

En Angleterre, le terme « virginal » désignait tout instrument à clavier aux cordes pincées.

 

Peter Philips

1560 -1628

Passamezzo Pavana

Galiarda Passamezzo

 

Giles Farnaby

1563 -1640

Rosasolis

 

John Bull

1562 -1628

Walsingham

The King’s Hunt

 

William Byrd

1543 -1623

The Quadran Paven

Galiard to the Quadran Paven

The Bells